DPE à Chiffogne, Montbéliard : comprendre le bâti et les étiquettes du quartier
À Chiffogne, les 888 DPE géolocalisés analysés décrivent un quartier principalement composé d’appartements construits entre 1948 et 1974. La classe C domine cet échantillon, tandis que la part de logements F ou G reste inférieure à celle de Montbéliard.

Le dossier énergétique de Chiffogne repose sur 888 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, issus d’un échantillon de 8 223 DPE à Montbéliard. Ces données permettent de décrire le bâti diagnostiqué, ses classes énergétiques et plusieurs indicateurs médians. Elles dessinent un profil assez homogène par l’époque de construction, mais ne doivent pas être assimilées à un inventaire exhaustif de tous les logements du quartier. Un diagnostic renseigne sur le bien auquel il se rapporte ; la répartition locale fournit un contexte de comparaison, pas une étiquette applicable à une adresse particulière. Pour préparer une vente ou une location, il convient donc de distinguer les caractéristiques observées dans cet échantillon et celles du logement concerné. Cette distinction évite de présenter une tendance collective comme une garantie de performance individuelle.
Un bâti dominé par les appartements de 1948 à 1974
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Chiffogne) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 0 | 0,0 % |
| B | 0 | 0,0 % |
| C | 727 | 81,9 % |
| D | 96 | 10,8 % |
| E | 33 | 3,7 % |
| F | 28 | 3,2 % |
| G | 4 | 0,5 % |
La période 1948-1974 représente 91,8 % des diagnostics de Chiffogne. Cette concentration constitue le principal trait du bâti observé : le quartier se caractérise davantage par cette génération de logements que par les constructions antérieures à 1948, qui ne représentent que 2,0 % de l’échantillon. Au total, 93,8 % des logements diagnostiqués ont été construits avant 1975. La typologie est également très marquée, avec seulement 4,5 % de maisons individuelles, le reste correspondant à des appartements. Ces proportions décrivent les biens présents dans les données, sans préciser leur architecture, leurs matériaux ou leurs équipements. Elles ne permettent notamment pas de déterminer si les logements ont été rénovés. L’âge dominant doit ainsi être lu conjointement avec les étiquettes DPE, et non comme une preuve suffisante de faibles performances énergétiques.
- Période dominante : 1948-1974, avec 91,8 % des diagnostics. Cette forte concentration est un repère pour situer l’époque de construction d’un bien par rapport au profil du quartier.
- Bâti ancien : 2,0 % des diagnostics concernent des logements construits avant 1948, contre 19,1 % à Montbéliard. L’ancienneté du parc ne recouvre donc pas le même profil aux deux échelles.
- Typologie : les maisons individuelles représentent 4,5 % des biens diagnostiqués. Les résultats globaux décrivent surtout des appartements et demandent davantage de prudence lorsqu’on les utilise pour comparer une maison.
727 étiquettes C et 32 logements classés F ou G
La répartition des étiquettes est dominée par la classe C, qui regroupe 727 diagnostics. Viennent ensuite 96 logements classés D, 33 classés E, 28 classés F et 4 classés G. Aucun diagnostic de l’échantillon n’affiche une étiquette A ou B. Les classes F et G totalisent ainsi 32 logements, soit 3,6 % des diagnostics du quartier. La lecture d’ensemble est celle d’un bâti majoritairement antérieur à 1975, mais dont les résultats énergétiques se concentrent en classe C. Les données fournies ne permettent toutefois pas d’expliquer cette concentration : elles ne détaillent ni les travaux réalisés, ni les systèmes de chauffage, ni les caractéristiques d’isolation. Il serait donc infondé d’attribuer ces résultats à une rénovation généralisée ou à un équipement particulier. L’absence de classes A et B vaut uniquement pour l’échantillon analysé.
3,6 % de passoires à Chiffogne, contre 5,7 % à Montbéliard
Sur les indicateurs disponibles, Chiffogne présente une part de passoires énergétiques plus faible que l’ensemble de Montbéliard : 3,6 % contre 5,7 %. La consommation médiane est également inférieure, avec 118 kWh/m²/an dans le quartier contre 164 kWh/m²/an à l’échelle communale. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, à 722 € contre 901 €. Ces constats doivent cependant être accompagnés d’un autre repère : la surface médiane des logements est de 54 m² à Chiffogne, contre 64 m² dans la ville. Les deux ensembles ne décrivent donc pas exactement les mêmes profils de biens. La comparaison met en évidence des niveaux médians inférieurs dans le quartier, sans démontrer leur cause ni permettre d’attribuer l’écart de coût à la seule performance énergétique.
- Consommation médiane : 118 kWh/m²/an à Chiffogne et 164 kWh/m²/an à Montbéliard. Cet indicateur rapporté à la surface complète la lecture des étiquettes, mais ne décrit pas chaque logement.
- Coût énergétique annuel médian estimé : 722 € dans le quartier, contre 901 € dans la ville. Il s’agit d’une estimation médiane, et non d’une facture annoncée pour un futur occupant.
- Surface médiane : 54 m² à Chiffogne et 64 m² à Montbéliard. Ce contraste invite à comparer des biens de dimensions proches plutôt qu’à utiliser directement le coût médian local.
Vendre à Chiffogne : situer le bien face aux 727 DPE classés C
Pour une vente, les données du quartier servent d’abord à contextualiser le DPE propre au logement. Avec 727 diagnostics classés C, cette étiquette constitue le résultat le plus fréquent dans l’échantillon de Chiffogne. Un vendeur peut s’appuyer sur ce repère pour expliquer où se situe son bien, sans en déduire automatiquement un avantage de valeur ou une facilité de vente. À l’inverse, un classement E, F ou G doit être présenté pour ce qu’il indique sur le logement, sans être atténué par la faible proportion locale de passoires. La surface, l’époque de construction et les résultats individuels donnent une comparaison plus pertinente que le seul nom du quartier. Les chiffres fournis ne comportent aucune donnée sur les transactions : ils ne permettent donc pas de chiffrer une décote, une surcote ou une réaction des acheteurs.
Louer à Chiffogne : interpréter les 722 € de coût médian estimé
Pour une mise en location, le coût énergétique annuel médian estimé de 722 € offre un repère de quartier, mais ne constitue pas un budget garanti pour le locataire. Le logement proposé peut présenter une surface et une consommation différentes des médianes locales de 54 m² et 118 kWh/m²/an. La présentation du bien gagne donc à distinguer clairement son estimation énergétique individuelle des statistiques de Chiffogne. Pour un appartement classé F ou G, la présence de seulement 32 logements dans ces catégories ne réduit pas l’importance de son propre résultat. Les faits disponibles ne comprennent pas de calendrier réglementaire ni d’informations administratives sur un bien précis. Ce dossier ne permet donc pas de conclure à son admissibilité à la location ; il apporte uniquement un éclairage statistique pour préparer l’examen de sa situation.
Questions fréquentes
Le bâti de Chiffogne est-il surtout ancien ou récent ?
Dans l’échantillon étudié, 91,8 % des diagnostics concernent des logements construits entre 1948 et 1974, et 93,8 % un bâti antérieur à 1975. Les constructions d’avant 1948 ne représentent que 2,0 %. Il s’agit donc principalement d’un bâti de la période 1948-1974, très majoritairement composé d’appartements, sans information permettant de préciser son niveau de rénovation.
Chiffogne compte-t-il moins de passoires énergétiques que Montbéliard ?
Oui, dans les données analysées : 32 logements sont classés F ou G à Chiffogne, soit 3,6 %, contre 5,7 % à l’échelle de Montbéliard. La consommation médiane du quartier est aussi inférieure, à 118 kWh/m²/an contre 164 kWh/m²/an. Ces résultats décrivent les échantillons disponibles et ne préjugent pas du classement d’un logement particulier.
Peut-on utiliser les 722 € médians pour présenter un logement à vendre ou à louer ?
Ce montant peut être cité comme coût énergétique annuel médian estimé du quartier, à condition d’en préciser la portée statistique. Il ne remplace pas l’estimation propre au bien et ne garantit pas une dépense réelle. La surface médiane de 54 m² rappelle également que le profil du logement proposé peut différer de celui décrit par les données locales.